KENDRICK VEIT, BATELEUR

"Königdorf n'a jamais été un village à la mesure de mon talent. C'est ce que j'ai toujours dit et je le pense encore. Il faut dire que ma carrière a commencé tôt et fort : vente à la criée au marché, et accompagnement des ventes par des airs sur ma vielle adorée. 
Cette vielle c'est le seul souvenir que j'ai de mon père qui l'utilisait les soirs d'hiver. Ma mère, c'est la tarte aux prunes, mais c'est une autre histoire. 

Depuis mes 12 ans, tout le monde nous connait au village, moi et ma grande gueule... Faut dire que j'ai de la répartie et que plus d'une fois j'ai cloué le bec à un adulte avec autorité... ça m'a aussi aidé à devenir un bon coureur et à trouver des cachettes le plus rapidement possible... 

J'ai toujours été honnête et droit mais quand une bourse tombe seule sans qu'on discerne bien son propriétaire, est ce que c'est pas le destin ? Et si le "torchon magique" censée récurer les marmites des matrones se déchire au bout de trois utilisations... qu'est ce qu'on y peut? 

Enfin, tout ça pour dire que je suis pas fâché de m'en aller d'ici où je suis un peu trop connu et découvrir d'autres contrées, où ma réputation est encore vierge... et en tirer de belles légendes que je chanterai à mes petits enfants quand je serai revenu riche..."

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